Chaque année, votre assureur auto recalcule un coefficient qui pèse directement sur votre prime : le coefficient de réduction-majoration, plus connu sous le nom de bonus-malus. Comprendre son fonctionnement permet d’anticiper l’évolution de votre tarif et d’éviter les mauvaises surprises au moment du renouvellement.
Un coefficient qui part de 1.00
Quand vous souscrivez votre premier contrat, le compteur démarre à 1.00. Ce chiffre sert de référence : votre prime de base est multipliée par ce coefficient. À 1.00, vous payez le tarif plein. Au fil des années, ce nombre bouge dans un sens ou dans l’autre selon votre conduite, plus précisément selon la survenue ou non de sinistres dont vous êtes responsable.
Comment on gagne du bonus
La règle est simple et régulière. Pour chaque année d’assurance sans accident responsable, votre coefficient baisse de 5 %. Concrètement, on le multiplie par 0,95. Après une première année propre, vous passez donc à 0,95, puis à 0,90 l’année suivante, et ainsi de suite. Cette réduction récompense les conducteurs prudents, année après année.
Le plancher est fixé à 0.50. Autrement dit, un automobiliste sans le moindre sinistre responsable finit par payer la moitié de sa prime de référence. Il faut treize années sans accident responsable pour atteindre ce niveau, qui constitue le meilleur bonus possible. Une fois ce seuil atteint, le coefficient ne descend plus, même si vous continuez à conduire sans accroc.
Comment on prend un malus
À l’inverse, chaque sinistre où votre responsabilité est engagée fait grimper le coefficient de 25 %. On multiplie alors la valeur en cours par 1,25. Si vous étiez à 0,80 et que vous provoquez un accident, vous remontez à 1,00. Deux sinistres responsables la même année, et le coefficient bondit encore plus vite. Le malus peut ainsi dépasser assez largement le tarif plein.
Un point souvent mal connu concerne le sinistre partiellement responsable. Lorsque la responsabilité est partagée, la majoration n’est que de 12,5 % au lieu de 25 %. C’est une demi-pénalité, qui reconnaît que la faute n’était pas entièrement de votre côté.
Combien de temps pour effacer un malus
La bonne nouvelle, c’est que le malus n’est pas gravé dans le marbre. Il se résorbe avec le temps, à raison des mêmes 5 % de réduction par an sans nouvel accident responsable. Selon l’ampleur du malus, il faut en général deux à trois ans de conduite irréprochable pour revenir autour de 1.00. Si vous voulez visualiser précisément l’évolution année après année, un calcul malus assurance auto détaillé aide à se projeter.
À noter une règle avantageuse : après deux années consécutives sans sinistre responsable, un conducteur malussé revient automatiquement à 1.00, même si son coefficient était théoriquement plus haut. La descente peut donc être plus rapide qu’on ne le croit.
Le bonus suit le conducteur, pas la voiture
Beaucoup pensent que le bonus-malus est attaché au véhicule. C’est faux. Il appartient au conducteur. Si vous changez de voiture, votre coefficient vous suit. De même, en changeant d’assureur, vous conservez votre historique : le relevé d’information que remet votre ancienne compagnie mentionne votre coefficient et permet au nouvel assureur de reprendre les choses là où elles en étaient.
Pensez à comparer au renouvellement
Comme le coefficient vous appartient et vous suit, rien ne vous oblige à rester chez le même assureur. À chaque échéance, il est judicieux de comparer les offres du marché. Deux compagnies appliquant le même coefficient peuvent proposer des primes de base très différentes. Un bon bonus n’a de valeur que s’il s’applique à un tarif compétitif. Prenez donc l’habitude de faire jouer la concurrence au moment du renouvellement : c’est souvent là que se trouvent les économies les plus faciles à réaliser.
